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Les médecins du Nouveau-Brunswick réclament des changements à la suite d’un rapport qui souligne les temps d’attente spectaculaires

Dans la foulée d’un nouveau rapport qui montre que les temps d’attente de chirurgie des Néo-Brunswickois et Néo-Brunswickoises sont parmi les plus longs au Canada, le président de la Société médicale du Nouveau-Brunswick réclame un changement afin d’enrayer la hausse constante des temps d’attente.

« Les résidents et résidantes du Nouveau-Brunswick et, en particulier, nos aînés, font face aux temps d’attente les plus longs au pays pour le retrait de cataractes, le remplacement de la hanche et l’ablation de la prostate – nous arrivons au tout dernier rang », a déclaré le Dr Whelan.

Les auteurs de Waiting Your Turn ont découvert que les temps d’attente globaux au Nouveau-Brunswick sont les plus longs qu’ils n’aient jamais mesurés; qu’ils sont les deuxièmes plus longs au pays; et qu’ils sont quatre fois plus longs que ceux de la province le mieux cotée.

« Pour le patient, il faut maintenant en moyenne six mois suivant la date de sa recommandation pour arriver à voir le spécialiste, et quatre autres mois pour obtenir le traitement », d’expliquer le Dr John Whelan. « Il n’est pas difficile de voir pourquoi les choses sont telles qu’elles sont – il y a un manque de docteurs. »

« Aujourd’hui, le gouvernement a annoncé qu’il manquait 50 spécialistes dans le province, a précisé le Dr Whelan. Selon les statistiques nationales du gouvernement, les dépenses provinciales en services médicaux ont baissé deux années de suite. C’est simplement parce que nous n’avons pas les médecins dont nous avons besoin pour traiter les patients, et les temps d’attente spectaculaires sont le résultat. »

« Il y a quelques années, le gouvernement a cessé d’investir au même degré dans les soins médicaux et a été témoin d’une baisse de dépenses en santé, qui a alors été perçue comme la preuve d’une sorte de changement de culture fiscale dans le système, a dit le Dr Whelan. Un grand coup de frein sur le recrutement des médecins a un résultat prévisible. »

Le Dr Whelan a mentionné d’autres statistiques nationales pour souligner le cercle vicieux de la charge de travail excessive propre aux spécialistes. Et cela nuit aux efforts de recrutement. « Lorsque des médecins visiteurs à la recherche d’un emploi découvrent que les spécialistes du Nouveau-Brunswick travaillent en moyenne 56 heures par semaine et qu’ils font en moyenne 30 heures de service de garde par semaine, cela a une incidence sur notre recrutement. »

De plus, le Dr Whelan souligne le manque de temps en salle d’opération pour certaines interventions en raison de la pression fiscale imposée aux régies régionales de la santé et de l’incidence implacable dans la province du problème des patients hospitalisés en attente d’un autre niveau de soins, une situation qu’il décrit comme une crise qui a des répercussions à chaque échelon du système de santé et, surtout, sur la vie des aînés et de leurs soignants.

Le Dr Whelan a souligné les engagements récents du gouvernement pour améliorer le recrutement, mais il a dit que peu de progrès a été accompli à ce jour. « Le recrutement des médecins dont les patients du Nouveau-Brunswick ont besoin et la fourniture des ressources nécessaires à l’amélioration du cheminement des patients dans le système ne peut pas se faire assez rapidement – nous voulons que les soins aux aînés soient les plus rapides au pays, et non les plus lents. »

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PERSONNE-RESSOURCE : Aleisha Bosch, Société médicale du Nouveau-Brunswick, 506-458-8860 (poste 633)

Fondée en 1867, la Société médicale du Nouveau-Brunswick (SMNB) est l’association professionnelle qui représente tous les médecins du Nouveau-Brunswick. Elle a pour double objectif de représenter et servir les médecins ainsi que de défendre la santé des Néo-Brunswickois et Néo-Brunswickoises. Plus de cent médecins du Nouveau-Brunswick siègent à notre conseil et à nos comités et représentent les 1600 médecins de la province.