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La campagne « Alerte aux menus » permet de découvrir de tout dans les écoles du Nouveau-Brunswick, y compris des salades et des boissons gazeuses

FREDERICTON (N.-B.) – Aujourd’hui, la Dre Lynn Hansen et Vanessa MacLellan ont remercié les parents pour leurs contributions remarquables à une campagne des médecins et des diététistes, appelée « Alerte aux menus », qui découle du plan de la Société médicale du Nouveau-Brunswick, « La santé en premier ».

« Nous aimerions remercier les nombreux parents qui, durant leur journée, ont pris le temps de nous envoyer le menu de leurs enfants, a déclaré Lynn Hansen, M.D., FRCPC, présidente de la Société médicale du Nouveau-Brunswick. Nous avons eu peine à croire la variation que nous avons vue dans les menus. Il semble que les choix offerts aux enfants dépendent simplement de l’école qu’ils fréquentent. »

« Nous sommes ravis de visiter l’école Magnetic Hill et de lui présenter son prix, qui a été tiré au hasard. L’école se mérite un dîner santé pour une de ses classes, a dit Vanessa MacLellan, Dt.P., coprésidente de Diététistes en action. Conformément à notre engagement envers les parents, nous ne divulguerons pas le nom des parents qui ont soumis un menu, mais nous avons également fait des démarches auprès d’une famille pour lui remettre son prix. »

La Société médicale du Nouveau-Brunswick a reçu plus de trente menus des parents d’enfants fréquentant diverse écoles de la province. Elle a reçu au moins un menu de chaque district scolaire, soit de mères ou de pères, de diététistes et de médecins, dans les deux langues, de cafétérias administrées par une entreprise importante et d’autres gérées par un cuisinier de la région.

« Les diététistes sont ébahis par la variété des aliments offerts, a déclaré Mme MacLellan. Les aliments sains que l’on sert sont nombreux, mais il est évident qu’un certain nombre d’écoles enfreignent sournoisement la politique provinciale sur ce qu’elles peuvent servir dans leur cafétéria. » Il s’agit notamment des aliments frits, des aliments à valeur nutritionnelle modérée offerts quotidiennement au lieu de rarement, comme le définit la politique provinciale, et plus encore.

De plus, les médecins s’inquiètent au sujet du prix des aliments offerts. « Dans les écoles où l’on offrait des aliments malsains – parfois contrairement aux règles – ces aliments malsains étaient beaucoup moins coûteux que les choix santé, a déclaré la Dre Hansen. Même si les médecins savent que les frites coûtent moins cher qu’une salade composée, ils aimeraient voir des efforts concrets pour normaliser le prix des aliments sains et des aliments malsains. » De nos jours, cela se produit dans de nombreuses écoles et permettrait à tous les enfants de faire un choix santé au lieu de dépenser plus d’argent pour être en santé.

« Nous sommes impatients de rencontrer la ministre de l’Éducation et du Développement de la petite enfance et d’examiner les possibilités d’amélioration que nous envisageons, a déclaré Mme MacLellan. Nous reconnaissons son engagement à examiner ce que nous avons découvert et nous avons vu dans le système scolaire de nombreux bons exemples sur lesquels prendre appui. »

Lancé en septembre par la Société médicale du Nouveau-Brunswick, le plan « La santé en premier » a laissé présager l’élaboration de la campagne « Alerte aux menus ». De plus, le plan « La santé en premier » réclamait des cours obligatoires d’éducation physique jusqu’à la fin de la 12e année; des cours de cuisine et de nutrition plus solides dans nos écoles; et la promotion de techniques d’enseignement axées sur l’activité physique, qui améliorent à la fois les notes et les résultats pour la santé. Des preuves l’ont démontré. Ces initiatives recommandées dans notre système scolaire cadrent avec d’autres dans les milieux de travail, les hôpitaux et les foyers de soins afin d’aider les Néo-Brunswickois à vivre une vie plus saine.

RENSEIGNEMENTS : Andrew MacLean, Société médicale du Nouveau-Brunswick, 506-458-8860 (poste 623).

Faits et chiffres recueillis dans le cadre de la campagne Alerte aux menus

Nombre de menus reçus : 36
Nombre d’écoles publiques dans la province : 313
Nombre de districts scolaires dont a reçu un menu : 7/7
Prix de la nourriture : le prix général d’un repas complet est de 4 ou 5 $
Nombre de dîners examinés : environ 600

Nombre de menus qui comptaient

Salades : 26/36 (surtout des salades César)
Sandwich au fromage grillé : 17/36
Burgers : 34/36
Pizza : 35/36
Lait : 36/36

« Superlatifs des menus »

Dîner « le plus attrayant » : jambon à l’érable accompagné de pommes de terre pilées, de navet et de maïs (4,25 $)
Offre la meilleure pour la santé : filet de saumon accompagné de pommes de terre rôties et de légumes (4,25 $)
Offres les moins bonnes pour la santé : bâtonnets à l’ail entiers (3,75 $), frites (1,85 $), croustilles (1,50 $)
Dîner « le plus mémorable » : pétoncles au gratin, pain, boisson et dessert (4 $)
Articles « les plus surprenants » : barbotine (slushie), sacs de biscuits Oreo miniatures (1,25 $), soupe alphabet, boissons gazeuses, croustilles
Articles « les plus néo-brunswickois » : pâté chinois, vol-au-vent, jambon à l’érable, fricot

Citations choisies de parents

  • « Bonjour. Voici le menu de ma fille. Voilà pourquoi je ne lui permets pas d’acheter son dîner à l’école. » (Exemples d’articles au menu : pizza et bâtonnets à l’ail tous les jours; « choix santé » de croquettes de poulet, de quartiers de pomme de terre et de sauce; tous les jours, hamburger, cheeseburger, burger au poulet, sandwich au fromage grillé.)
  • « En tant que parent et diététiste, je suis assez satisfaite de l’ensemble du menu de l’école. Mon fils est également satisfait. » (Exemples d’articles au menu : poulet à la king; jambon, pommes de terre et légumes; lasagne et sauce à la viande.)
  • « Je visite les écoles à l’heure du dîner et j’en ai assez de voir ce que les enfants achètent. Dans le passé, j’ai pu constater que le dîner typique se composait généralement de 3 biscuits et de 3 laits au chocolat. »
  • « À certains endroits, un plat accompagné de légumes au pluriel était plutôt un plat accompagné d’un seul légume, et souvent, il s’agit d’un tout petit morceau de carotte. C’est le manque de fruits et de légumes qui m’a le plus frappé. »
  • « Il y a également la question des grandes quantités de sodium. Il y en a toujours beaucoup trop. »
  • « Nous devons sensibiliser les fournisseurs des cafétérias à l’importance d’éviter d’offrir comme aliments principaux des aliments qui ne sont pas permis dans les écoles. De plus, nous devons sensibiliser les élèves à la saine alimentation et à l’effet de leur nutrition sur leurs activités scolaires. »
  • « Je suis une grand-mère. J’aimerais que les menus tiennent compte des personnes qui ont besoin d’une diète spéciale. Les allergies aux noix sont bien connues maintenant, mais qu’en est-il de la maladie coeliaque? Je suis certaine que de nombreux enfants dans la province doivent faire attention aux aliments transformés. »
  • « Nous devons cesser de demander aux élèves s’ils veulent des légumes lorsqu’on prépare le repas. En tant que parent, je mets des légumes dans l’assiette de mes enfants, qu’ils en veulent ou non. Si on leur demande s’ils veulent des légumes, on leur transmet le message que les légumes ne sont pas importants. »

Fondée en 1867, la Société médicale du Nouveau-Brunswick (SMNB) est l’association professionnelle représentant tous les médecins du Nouveau-Brunswick. C’est une division provinciale de l’Association médicale canadienne (AMC). Son objectif est double : représenter et servir les médecins; défendre le droit à la santé des Néo-Brunswickois et Néo-Brunswickoises. Plus de cent médecins néo-brunswickois siègent à notre Conseil et aux comités; ils représentent les 1600 médecins de la province.

Diététistes en action du NB (un réseau de Diététistes Canada) est un groupe de diététistes nouvellement formé afin de promouvoir et de favoriser des actions collectives pour atteindre une culture alimentaire saine dans notre province. Il a pour but de se faire le porte-parole des quelque 300 diététistes du Nouveau-Brunswick et d’augmenter la volonté et la capacité des Néo-Brunswickois et Néo-Brunswickoises à effectuer des choix alimentaires santé.