English
 
 

Déclaration sur le nouveau projet de loi fédérale portant sur la légalisation de la marijuana

Bien que nous nous félicitions de l’accent mis sur le nouveau projet de loi fédérale portant sur la légalisation de la marijuana, nous sommes déçus que le gouvernement ait fixé l’âge minimum légal à 18 ans. Même si, au terme de la loi, les gens sont reconnus comme des adultes le jour de leur 18e anniversaire, du point de vue médical, leur cerveau continue de se développer jusqu’à l’âge de 25 ans. Nous croyons que la marijuana ne devrait pas être vendue aux personnes de moins de 25 ans en raison de ses effets sur le développement du cerveau. Toutefois, nous reconnaissons qu’un âge minimum de 21 ans serait plus sérieux puisque cet âge établirait un équilibre entre l’accès à la marijuana du jeune adulte et son développement cérébral.  

Nous sommes satisfaits des sanctions sévères que prévoit le gouvernement fédéral pour la conduite avec une concentration de drogue dans le sang dépassant la limite permise par la loi, et de son intention renouvelée de raffermir les lois sur la conduite avec facultés affaiblies. Nous insistons sur l’importance de fournir à la force policière la formation et les outils nécessaires pour détecter et empêcher la conduite avec facultés affaiblies. 

Nous remarquons que le projet de loi fédéral n’empêche pas les provinces de permettre la vente de marijuana dans les endroits où il y a aussi vente d’alcool. Lorsque la marijuana légalisée sera finalement introduite sur le marché néo-brunswickois, nous sommes d’avis qu’Alcool NB devrait gérer la vente de marijuana dans la province. Cependant, nous croyons également que la marijuana et l’alcool ne devraient pas être vendus dans le même endroit. 

Comme le gouvernement du Nouveau-Brunswick travaille à mettre en œuvre sa propre réglementation à la suite de la législation fédérale, nous serions heureux d’avoir la possibilité de collaborer avec le gouvernement sur ce sujet. La marijuana est une substance nocive par nature. En travaillant ensemble, nous pouvons élaborer une mesure législative dont la priorité sera la santé et la sécurité, et non les profits.

Dre Lynn Murphy-Kaulbeck, MD, MSC, FRCSC  
Présidente de la Société médicale du Nouveau-Brunswick