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Des voix plus fortes pour la santé publique : les médecins-hygiénistes de la santé publique

Au Nouveau-Brunswick, la plupart des médecins ne sont pas employés directement par le gouvernement. La plupart n’ont pas de patron, sauf les milliers de patients dont ils prennent soin.

Mais les médecins de la Santé publique sont un peu différents. Ce sont les médecins qui travaillent pour le secteur du gouvernement chargé d’inspecter les restaurants et notre approvisionnement en eau, d’examiner l’impact des dangers réels et potentiels sur notre santé, et plus encore. Ces médecins travaillent directement pour le gouvernement et ils relèvent de hauts fonctionnaires, y compris nos élus provinciaux. Ils peuvent faire face à des restrictions (à l’instar des autres employés du gouvernement) en ce qui a trait à leur liberté de parole. Le défi réside dans le fait que ces « employés » sont également des médecins qui sont tenus au secret lorsqu’ils s’expriment au nom de leurs patients.

Dans certaines provinces, le gouvernement a reconnu le défi que cela représente pour les médecins en cause. Dans certaines autres, c’est tout le contraire. Le Canada a vu des médecins de santé publique se faire congédier pour s’être prononcés sur des enjeux, habituellement contre le point de vue politique de dirigeants élus.

Les médecins du Nouveau-Brunswick veulent que nos médecins de la santé publique provinciale puissent parler à leurs patients – tous des Néo-Brunswickois – de la même manière qu’un médecin de famille peut parler à ses patients dans son cabinet. Pour ce faire, les médecins de la santé publique ont besoin d’une certaine latitude de la part du gouvernement.

Nous avons demandé à tous les partis politiques de suivre l’exemple d’autres provinces et de changer la loi de sorte que ces médecins puissent nous communiquer leurs recommandations et leurs conseils. Nous avons formulé les cinq recommandations suivantes :

No 1 : Les médecins-hygiénistes de la santé publique ont besoin de la capacité claire de parler au public, sans égard aux opinions du gouvernement en place.

No 2 : Le médecin-hygiéniste en chef de la Santé publique devrait préparer un rapport annuel à l’intention de l’Assemblée législative sur des sujets de son choix, à l’abri de l’ingérence politique dans sa préparation et sa publication.

No 3 : Les médecins-hygiénistes de la Santé publique doivent pouvoir mener des enquêtes sur des enjeux liés à la santé publique, mis à part les urgences, à leur propre discrétion.

No 4 : Notre définition des dangers pour la santé publique doit être mise à jour pour refléter les dangers pour la santé du 21e siècle. (Cela signifie que les médecins-hygiénistes de la Santé publique devraient pouvoir discuter des impacts non imminents mais pertinents de diverses mesures, non seulement ceux des urgences de santé publique.)

No 5 : Le médecin-hygiéniste en chef de la Santé publique devrait demeurer un haut fonctionnaire du ministère de la Santé. (Cela signifie que nous croyons que le médecin-hygiéniste en chef de la Santé publique ne devrait pas devenir un employé de l’Assemblée législative comme le vérificateur général ou l’ombudsman – il doit demeurer au sein du ministère de la Santé, mais avoir des directives claires sur sa capacité à parler aux Néo-Brunswickois).

Notre propre passé récent démontre que nous avons besoin de clarté ici aussi. Nous en sommes convaincus. Et il n’est pas surprenant que notre vision est que le premier devoir de tout médecin est envers son patient, et non envers son patron.

Essentiellement, les médecins–hygiénistes de la Santé publique sont des médecins, et non des bureaucrates, et leurs patients sont tous des Néo-Brunswickois. S’il y a un risque pour la santé – imminent ou à long terme – les patients doivent l’apprendre directement et immédiatement des experts qui sont les plus compétents. Nous demandons à tous les partis politiques d’appuyer notre position.

Plus de renseignements:

Les médecins demandent aux politiciens d’accorder plus d’autonomie aux médecins-hygiénistes de la Santé publique du Nouveau-Brunswick

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