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Médecins pour la vie saine

Paula Keating, Miramichi

La Dre Paula Keating a été active toute sa vie, mais la plupart des gens ne savent pas que cette marathonienne célèbre du Nouveau-Brunswick n’a commencé à courir qu’à la fin de la trentaine. « J’avais un enfant et un horaire de travail chargé, et il ne me restait pas beaucoup de temps pour moi-même, a-t-elle dit. Mais, lorsque mon enfant fut eu un peu plus vieux, je me suis fixé pour objectif de participer à une course avant d’avoir 40 ans! » Maintenant, ses patients la considèrent comme un exemple éloquent d’une personne qui met en pratique ce qu’elle prêche. « Cela a mis en relief l’importance de la bonne forme physique, et mes patients m’en parlent maintenant d’eux-mêmes. Je les inspire un peu dans leur propre cheminement. » Non moins important, tous les jours, elle parle à ses patients de ses propres quatre principes d’une vie saine : l’activité physique, la saine alimentation, ne pas fumer et la résilience mentale. La Dre Keating a couru dans les marathons de New York et Boston et elle a gagné le marathon de Détroit. Elle pratique activement la médecine générale à Miramichi.

Mike Simon, Saint John

En tant que médecin de famille, le Dr Mike Simon conseille et traite les patients dans son cabinet depuis 25 ans. Depuis trois ans, il conseille également les patients chaque mercredi matin pendant qu’ils se rendent au travail. Son émission radiophonique hebdomadaire à la CBC lui permet d’atteindre des milliers d’oreilles en même temps. « Vous pouvez aider vraiment beaucoup de gens en leur disant quelque chose qu’ils ignoraient », a déclaré le Dr Simon. Ses conseils sont devenus si populaires qu’il a le plus grand nombre d’auditeurs que toute autre émission matinale à Saint John. Chaque semaine, le réseau CBC lui demande un sujet qu’il peut enregistrer à l’avance ou traiter en direct. Durant ses 10 minutes en ondes, le Dr Simon présente l’enjeu, explique les causes, le traitement et la prévention. Ses sujets, qui sont très variés, ont trait aux maladies, à la vie saine et à l’actualité médicale. « C’est un moyen de vraiment traiter d’un problème de santé avec le public, de préciser le Dr Simon. C’est très avantageux pour les soins de santé... Faire connaître aux gens l’existence d’un problème médical et ce qu’ils doivent faire. »

Adama-Rabi Youla, Dalhousie

Après avoir perdu son frère qui fumait depuis cinq ans et qui est décédé du cancer des poumons, la Dre Adama-Rabi Youla a été inspirée à adopter une position plus ferme contre le tabagisme. Avec l’aide de la Fondation des amis de la santé et tous les médecins de la région, la Dre Youla a organisé à Campbellton une marche des médecins afin d’amasser des fonds sous le thème de cessation du tabagisme. Dre Youla travaille une semaine par mois comme médecin-hospitaliste à Campbellton mais son cabinet se trouve à Dalhousie. Les médecins de Restigouche, accompagnés de leurs patients ainsi que d’autres professionnels de la santé, ont marché cinq kilomètres. « Quand on marche dans la rue, les patients nous voient », a déclaré la Dre Youla. Le tabagisme est commun dans la région du Restigouche. Elle croit qu’avec plus de soutien, y compris la couverture par les assurances des produits d’abandon du tabagisme, un plus grand nombre de fumeurs réussiront à cesser de fumer.

Aron Zuidhof, Fredericton

Le Dr Aron Zuidhof se souvient du moment où il a su qu’il devait passer à l’action. « En voyant tous les jours des patients qui souffraient profondément de maladies évitables, j’ai su que les solutions à ce problème ne se trouvaient pas dans mon bureau », dit-il. C’est la raison pour laquelle le Dr Zuidhof et d’autres médecins de Fredericton ont fondé un groupe dont l’objectif est d’améliorer la santé et le bien-être des Néo-Brunswickois et Néo-Brunswickoises au moyen de sensibilisation, d’éducation et de partenariats. « Nous avons un formidable groupe de médecins passionnés par la santé et le bien-être dans notre collectivité. Les médecins se préoccupent de la santé de chacun, et non seulement de celle des personnes malades. Nous croyons que c’est par l’éducation des enfants et des parents que nous connaîtrons le plus de succès. »

Laura-Lea McKay, Nackawic

La Dre Laura-Lea McKay sait que le bien-être individuel nécessite parfois la solidarité d’un groupe. Dans son bureau de Nackawic, elle a constaté que les gens poursuivaient des objectifs pour une meilleure santé, mais qu’ils avaient besoin d’un peu de motivation. Elle a d'abord lancé à la réceptionniste du bureau d’en face le défi de commencer à faire de l’exercice physique, et elle l’a accompagnée la première fois qu’elle a couru. Puis, la Dre McKay a mis sur pied un club de course à pied et elle a participé à l’organisation d’une course amicale appelée « Run the River » pour les enfants et les adultes. En ce moment, elle organise des présentations ayant pour thème divers sujets comme la course, l’alimentation, le yoga et d'autres sujets touchant la santé pour les patients et les gens de la collectivité. « Personne ne veut être en mauvaise santé – alors nous faisons de notre mieux pour faciliter les activités et faire notre part. »

Michael Dickinson, Miramichi

Les conseils et l’aide du Dr Michael Dickinson s’étendent bien au-delà des murs de l’Hôpital régional de Miramichi, où il travaille en tant que pédiatre. Depuis le printemps 2012, le Dr Dickinson contribue à la rubrique Ask the Pediatrician du Globe and Mail. De son point de vue de pédiatre, le Dr Dickinson répond aux questions posées par les lecteurs sur divers sujets, notamment la santé des enfants, la sécurité, l’art d’être parent et de nombreux autres sujets. « Cela me permet de promouvoir la santé à un public beaucoup plus vaste. C’est tout simplement un moyen fantastique de promouvoir la santé dans les médias en général. » Le Dr Dickinson a commencé à écrire après que le Globe and Mail eut demandé un chroniqueur à la Société canadienne de pédiatrie, qui lui a ensuite transmis la demande. « La communauté pédiatrique tente de promouvoir les saines habitudes auprès des familles. Le fait de fournir de l’information générale sur la santé aux familles au moyen d’un support public comme le Globe and Mail prépare mieux les gens et les renseigne davantage sur les questions de santé. »

Luce Thériault, Edmundston

Grâce à la Dre Luce Thériault et à ses collègues d’Edmundston, des milliers de personnes jouissent d'une meilleure santé. En prenant les rues d’assaut et en montrant à leurs patients à être actifs et à faire de meilleurs choix alimentaires, les médecins du programme Prescription Action! sont en train de changer la culture et l’état de santé de toute une collectivité. Leur programme a connu un succès tel que CBC désignait récemment Edmundston comme la capitale canadienne des saines habitudes de vie. « Donner des conseils n’est pas suffisant, il faut donner l’exemple! C’est précisément ce que nous faisons en organisant tout au long de l’année une vaste gamme d’activités auxquelles les médecins et autres professionnels de la santé participent activement. »

Sean Morrissy, Minto

En tant que médecin de famille, le Dr Sean Morrissy conseille à ses patients de faire de l’exercice pour améliorer leur santé. Il y a quelques années, certains patients lui auraient dit qu’il n’y avait pas d’endroit pour faire de l’exercice à Minto, son lieu de pratique. Maintenant, grâce au nouveau sentier de vélo de montage qu’il a commencé à créer au printemps 2012, il y rencontre régulièrement des gens qui l’utilisent. « Il y a beaucoup d’intérêt, a dit le Dr Morrissy, qui connaît environ 70 personnes qui utilisent le sentier pour le vélo de montagne, et encore plus qui y marchent. Ils roulent à vélo. Ils le font et ils ont du plaisir à le faire. » Le Dr Morrissy, qui fait du vélo depuis une dizaine d’années, a commencé par faire un sentier de quatre kilomètres pour son propre usage. Comme l’intérêt grandissait, il a créé un groupe Facebook, Mountain Bike Minto, où les gens pouvaient communiquer avec lui pour apprendre à faire du vélo de montagne. Jusqu’à présent, il a emmené une vingtaine de personnes sur le sentier, et il estime que deux ou trois fois ce nombre l’utilisent sans son aide. Maintenant, le sentier fait une boucle de huit kilomètres, et on prépare un autre tronçon de sept kilomètres.  « Dans la forêt, c’est plus intéressant et le temps passe plus vite », d’ajouter le Dr Morrissy, qui reconnaît que s’entraîner sur une machine peut ne pas plaire à tout le monde. « Grâce à ce sentier, les gens se distraient, ils sortiront et brûleront des calories en s’amusant. »

Bonita Boone, Fredericton

Pendant près de 20 ans, la Dre Bonita Boone  a consacré de son temps au Fredericton Skating Club. Lorsqu’elle a appris que le programme d’apprentissage du patin avait besoin d’aide, elle a chaussé ses patins – au sens propre comme au sens figuré – et a commencé à entraîner des douzaines d’enfants de quatre ans. La Dre Boone consacre maintenant de son temps précieux de médecin – les vendredis soir et les samedis après-midis – aux enfants, d’octobre à mars. Elle organise son temps avec sa famille et ses vacances autour des séances d’entraînement et des compétitions des enfants. Elle s’occupe maintenant de 90 enfants de deux programmes et trouve encore du temps pour organiser. Elle répond aux questions des parents, règle les questions touchant les entraîneurs et ainsi de suite. Surtout, elle passe du temps de qualité avec les enfants. « Les hivers sont longs au Nouveau-Brunswick, et les gens doivent avoir des activités physiques qui leur conviennent. Pour moi, le travail auprès des enfants est incroyablement enrichissant. »

Dr. Linda Dalpe

Linda Dalpé, Caraquet

Une force à ne pas sous-estimer en matière de propulsion de changements positifs, la Dre Linda Dalpé s’est donné comme mission de permettre aux résidants et résidantes de Caraquet d’adopter un mode de vie sain. Les résultats de ses efforts sont visibles à la grandeur de Caraquet, plus précisément dans la cafétéria scolaire, le parc et le centre de loisirs de la ville. Pendant trois ans, la Dre Dalpé a été présidente du club des loisirs de plein air de Caraquet. La Dre Dalpé, qui estimait que la nourriture ne correspondait pas au thème général du sport et de l’activité physique du centre de loisirs a fait cesser la vente de ces aliments par la cantine. À la place, elle a introduit une distributrice de meilleurs produits, comme des noix, des fruits séchés et de l’eau. Caraquet est fière de son parc de concept Bench fit, qui permet aux utilisateurs de faire un circuit d’exercice grâce à 10 bancs de parc dont le panneau explicatif propose un exercice différent. Le parc est le fruit de quatre années d’efforts de lobbying de la Dre Dalpé. La Dre Dalpé, qui est elle-même mère, siège au comité de parents de l’école de ses enfants. Souhaitant que ses enfants aient accès à de meilleurs aliments à la cafétéria, elle a travaillé pour améliorer ce que la cafétéria offrait. « Vous devez être passionné à l’égard de ce que vous voulez entreprendre. Pour certaines personnes, c’est le sport ou la nourriture. Pour d’autres, c’est la santé mentale, la méditation ou la résilience. Ne vous contentez pas de belles paroles, agissez. »

Mohammed Harb, Moncton

Ensemble, le Dr Mohammed Harb, oncologue, et les docteurs Nizar Abdel-Samad, Paul Goobie et Tooraj Shakerinia prennent des mesures concrètes pour lutter contre le cancer. Avec l’épouse et le fils du Dr Harb et d’autres collègues en soins de santé, le groupe amasse des fonds pour la Clinique d’oncologie de L’Hôpital de Moncton dans le cadre de cinq jours de vélo sur 500 kilomètres. Connu sous le nom N.B. Doctors Cycling Against Cancer, le groupe a quitté L’Hôpital de Moncton le 15 juin 2015. Il a passé par Sussex, Fredericton et Miramichi avant de retourner à la Clinique d’oncologie le 19 juin. « Nos cyclistes se sont entraînés pendant tout l’hiver en vue de cet événement et ils sont fébriles à l’idée de relever le défi de parcourir une distance aussi longue, a déclaré le Dr Harb. Ce sera un périple éreintant, mais le fait de savoir que nous améliorerons les soins pour les patients atteints de cancer dans notre région nous motive à entreprendre ce parcours en vélo. » Les fonds amassés serviront à améliorer les études cliniques en oncologie de L’Hôpital de Moncton grâce à l’achat de technologie médicale et de technologie de communication. « La technologie que nous espérons acheter grâce à cette activité améliorera l’accès aux soins et assurera des résultats plus rapides et plus exacts pour les patients du programme », a déclaré le Dr Harb.

Nicole Matthews, Campbellton

Les médecins du Restigouche sont descendus dans la rue afin d’amasser des fonds pour appuyer les patients et transmettre un message fort à la collectivité. En 2013, avec l’aide d’autres médecins de la région et la Fondation des amis de la santé, la Dre Adama-Rabi Youla a organisé à Campbellton la première Marche des médecins destinée à amasser des fonds. On avait décidé que la marche aurait lieu chaque année pour une cause différente et que chaque médecin participant verserait 200 $ à la cause de l’année. Pour la deuxième Marche annuelle des médecins, la Dre Nicole Matthews a suggéré le diabète comme cause de l’année. Sur le thème « Le diabète n’est pas seulement une question de sucre », la marche a permis d’amasser plus de 36 000 $ pour aider les personnes atteintes de cette maladie. La Dre Matthews a dit que marche a été bien accueillie par la collectivité et que près de 400 personnes y ont participé.

Theresa Koppert, Saint John

La Dre Theresa Koppert croit fermement en l'importance d’un mode de vie sain. « Afin de rendre les soins de santé abordables, nous devons faire en sorte que notre population soit en meilleure santé. » Avec le soutien de la Société médicale de Saint John, la Dre Koppert a lancé aux médecins, aux politiciens et aux étudiants de Saint John le défi de former des équipes, de noter leurs activités physiques et de manger une pomme par jour. Le défi visait à encourager les comportements sains. Les résultats ont été consignés sur un site Web public et, en privé, ses patients lui donnaient des nouvelles de leurs activités supplémentaires. Le défi a attiré l’attention des politiciens sur la difficulté qu’il y a à effectuer la quantité d’activités physiques recommandées quotidiennement et a entraîné des changements durables dans les habitudes de vie.

Erin Palmer, Saint John

La Dre Erin Palmer se souvient s’être sentie dépassée par les répercussions de l’obésité sur la santé au cours de sa formation médicale. « Puis, j’ai ouvert mon propre cabinet et je me sentais dépassée et non préparée à prodiguer aux patients des conseils sur la façon de faire des changements efficaces. » Elle s’est inscrite au Réseau canadien en obésité et se spécialise en médecine de l’obésité en vue d’en apprendre davantage sur la façon d’aider ses patients atteints d’obésité. En ce moment, elle expérimente une série de rendez-vous de groupe pour ses patients au cours desquels elle exploitera les avantages du travail d’équipe et de la motivation du groupe. « Il s’agit d’une nouvelle approche pour parler d’un sujet difficile à gérer lors d’une consultation au bureau. Nous aborderons ouvertement le problème et y travaillerons ensemble. »